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Pendant 4 ans, l’Environmental investigation agency (EIA) a enquêté sur le secteur de l’exploitation forestière au Gabon et en République du Congo, deux pays représentant environ 60% de la superficie totale allouée à l’exploitation forestière dans le Bassin du Congo. Ses conclusions révèlent que des groupes forestiers parmi lesquels l’un des plus influents d’Afrique, ont fondé leur modèle entrepreneurial sur l’exploitation illégale et la corruption : pots-de-vin aux fonctionnaires, sociétés offshore, mensonges aux autorités et ruses diverses.

Exploitation illégale et blanchiment d’argent ! Deux pratiques illicites devenues des normes dans l’exploitation de la forêt gabonaise. C’est du moins ce que révèle l’enquête menée durant 4 ans par l’Environmental investigation agency (EIA). «On ne peut pas survivre si on suit les règles», a déclaré l’un des responsables de la société chinoise Wan Chuan Timber Sarl (WCTS), l’une des plus influentes en Afrique. Selon les éléments de preuve recueillis par EIA, le groupe fondé par Xu Gong De a continuellement enfreint les lois forestières les plus fondamentales, se moquant des lois régulant l’export de grumes et détournant des millions de dollars au titre de l’impôt sur les sociétés au Gabon. «Au Gabon, nous maximisons notre profit. Il n’est pas possible pour nous de miser sur le long terme. Et s’il y avait une crise politique ou un changement ?», a expliqué l’un des dirigeants de WCTS, ne se doutant pas qu’il était enregistré.

Photo droits tiers
Le peuples autochtones sont le Twa

By Patrick Maki  - 25 Avril 2019

Un garde-parc a été tué, mercredi 24 avril 2019, lors d’un accrochage avec les autochtones pygmées au parc de Kahuzi Biega, dans la province du Sud-Kivu. L’incident a eu lieu à Kalonge, dans le territoire de Kalehe.

Selon la police nationale congolaise, un autre écogarde a été blessé. Selon la Nouvelle dynamique de la société civile, les pygmées ont attaqué les gardes-parc qu’ils accusent d’avoir tué un des leurs mardi dernier.

“C’est un conflit entre les gardes de parc et les pygmées de Kalonge. Mardi soir, les pygmées ont entendu un crépitement de balle à proximité de leur campement. Et le lendemain (mercredi), ils se sont rendus compte que l’un d’eux, un certain Matabishi Teso, a été assassiné par balle. En colère, ils se sont rendus auprès des gardes-parc et ont réussi à appréhender deux parmi ces derniers. L’un a été lynché et a rendu l'âme à l'hôpital de Kalonge, tandis que l’autre a été amené à Bukavu pour les soins appropriés”, a expliqué à ACTUALITE.CD Jean-Baptiste Mushagalusa, président de la Nouvelle dynamique de la société civile à Kalonge.

Emmanuel Macron lors d'un débat à Courcouronnes, le 4 février (image d'illustration). © Ludovic Marin/Pool Source: Reuters

Réagissant aux violences policières dans le contexte de la crise des Gilets jaunes, le philosophe Michel Onfray dénonce la volonté claire du gouvernement, non de maintenir l'ordre, mais de réprimer pour maintenir le cap des réformes libérales.

«Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’Histoire.»

Macron, le 13 février 2018, devant la presse présidentielle

   Certes, l’Etat définit bien ce Moloch qui dispose du monopole de la violence légale : mais pour quoi faire? Sauf irénisme radical, la nature humaine étant ce qu’elle est, il n’est en effet pas question d’imaginer un monde dans lequel on n’aurait plus besoin d’armée ou de police, de tribunaux ou de prisons, de loi et de droit. Si l’on estime qu’un violeur n’est pas un violé, un agresseur un agressé, un voleur un volé, un pilleur un pillé, un frappeur un frappé, il faut bien qu’une série de mécaniques sociales permette d’appréhender le violeur, l’agresseur, le volé, le frappeur afin de le déférer aux tribunaux qui jugent des faits en regard de la loi et du droit, et envoient la personne jugée coupable purger sa peine au nom de la réparation du violé, de l’agressé, du volé, du pillé, du frappé, mais aussi dans la perspective de protéger d’autres citoyens de la dangerosité de ces délinquants.