avec l'espoir qu'elle en verra la fin, de Jean Ziegler

Méthodologie pour un recours à l'humanité

Par Ibrahim Alabi ORIDOTA
Fondateur de la société et du mensuel Africa Diaspora,
président du Comité de réflexion Africa Diaspora, (Corad-France - association loi 1901)

Entre "l'accumulation primitive" et "l'économie d'archipel" : la troisième voie
 
SAVE THE SAN
 
La destruction du capitalisme est idée ancienne

Ce qui est nouveau, c’est la méthodologie proposée par Jean Ziegler. Si, à la suite de la découverte du Nouveau monde le 12 octobre 1492, «l’histoire moderne du capital date de la création du commerce et du marché des deux mondes au XVIe siècle…» et que le capitalisme soit venu au monde « suant le sang et la boue par tous les pores », plusieurs tentatives ont été menées pour réformer, sinon détruire le capitalisme, nous parlerons ici des deux plus sérieuses : la Révolution française qui a duré 10 ans, du 5 mai 1789 au 9 novembre 1799 et la Révolution bolchévique du 8 mars au 7 novembre 1917 qui a donné naissance à l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques), une structure fédérale regroupant quinze Républiques socialistes soviétiques qui a duré environ 70 ans, de 1922 à 1991, comme réponse corrective aux errements du capitalisme et qui a été un échec. Cet échec n’est pas sans raison.
JEAN-JACQUES ROUSSEAU (1712-1778)
De Jean-Jacques Rousseau à Victor Hugo

Révolutions française et bolchévique: leçon d'histoire

A partir de 1789, à travers «…La Révolution française », les jacobins de la première République française « ont aboli le pouvoir absolu de la monarchie, brisé définitivement la féodalité, libéré les serfs, instauré la souveraineté, …mais la sanctification de la propriété privée, fondement de l’exploitation capitaliste, par les jacobins notamment, a conduit au désastre dont – d’une façon terrible – nous souffrons aujourd’hui.»

Ce sont donc, c’est bien ce que Jean-Ziegler explique à Zora, les révolutionnaires français (Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778) et Maximilien Robespierre (1758 - 1794) qui, entre autres, ont légitimé l’enracinement du capitalisme en sanctuarisant la propriété privée qui permet, encore aujourd’hui, de faire la guerre aux pauvres San du Kalahari d’Afrique australe. Car les privilèges et l’accaparement dénoncés par les révolutionnaires François Noël Babeuf dit Gracchus (1760 - 1797) et par Jacques Roux (1752 - 1794) qui préconisèrent vainement aux premiers révolutionnaires français « la collectivisation des terres et des moyens de production » sont toujours en vigueur aujourd’hui.
 

Les recommandations de Victor Hugo s'abattent sur les San du Kalahari

Prenez leur terre!
A qui?
 A personne!

Dans le premier exemple, c'est Jean-Jacques Rousseau qui, le premier, «Ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi.»

VICTOR HUGO

Et à Jean Ziegler de renchérir «[Jean-Jacques Rousseau] trouva des gens assez simples pour le croire, fut le véritable fondateur de la société civile. Que de crimes, que de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargné au genre humain, [cette] sanctuarisation de la propriété privée » contre laquelle des "Jean Ziegler" de l’époque eurent répliqué mais sans effet : « Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne.»

Dans le deuxième exemple que nous tirons d’une actualité récente révélée par une jeune Martiniquaise qui porta l’affaire devant Jean-Michel Blanquer dès sa nomination comme ministre de l’Education nationale du président Emmanuel Macron. D’après la jeune Martiniquaise, Victor Hugo (1802 - 1885), dans un discours prononcé, à l’occasion d’un banquet commémoratif de l’abolition de la Traite négrière, prononça, le dimanche 18 mai 1879, chez Bonvalet (1870 - 1871), et devant deux-cents convives, le discours que voici :

«Refaire une Afrique nouvelle ; rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation tel est le problème. L’Europe le résoudra.»

«Allez, peuples, emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui? A personne! Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes. Dieu offre l'Afrique à l'Europe Prenez-la!»

«Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue, non pour le sabre mais pour le commerce, non pour la bataille mais pour l'industrie, non pour la conquête, mais pour la fraternité. Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup, résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires.»

«Allez, faites des routes, faites des ports, faites des villes, croissez, cultivez, multipliez, et que sur cette terre, de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l'esprit divin s'affirme par la paix, et l'esprit humain par la liberté.»

Cet extrait verbatim permet d’éviter le reproche de citation hors contexte. Ce que le grand Victor Hugo propose aux Républicains, tout juste nés de la Révolution, c’est d’accaparer des terres de l’Afrique, car, dit Victor Hugo  «…Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui? A personne! [Car] Dieu offre l'Afrique à l'Europe Prenez-la!» C’est ce que subissent les San, indigènes vivant dans le Kalahari et qui en appellent aux hommes de bonne volonté.

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HELP TO STOP THE GENOCIDE AGAINST THE SAN PEOPLE


Fact - as established and reconfirmed by latest mitochondrial DNA research - is that the Bushmen (San) People of Southern Africa are the oldest, still surviving modern humans (homo sapiens) on Earth. But they face continuous genocide, since the very first genocide on the African continent - committed by the German colonial troops 1904-1908.

But fact is also that the genocide against the San continued after that often quoted event and most people do not know that actually only around 1918 the San people were by decree declared to be hominids. However, to kill San as pests (vermin) and to cash in on the hunting premium paid by the Southern African governments of changing shades at the time and of what is called today Namibia, South Africa, Botswana or Zimbabwe for shooting and killing the San - men, women and children -  as vermin, continued for many years thereafter. Even today, the aboriginal Bushmen groups are mistreated rather as human curiosities than as a people in their own rights. The persistent violation of the rights of the San - today even at the hands of those who then became themselves victims of the German genocide - is evident.

Toetie Dow stands also witness for the fact that in these very days youth from other ethnicities are sent into the last intact Bushmen communities in Southern Africa to assimilate the San by forcefully impregnating their women. "That is the real and ongoing genocide" he decries and he calls on all nations and people of good will worldwide to declare their solidarity with the plight of the bushmen in order to form a global network of support in defence of the San and for their possibly last fight to survive in their magnificent culture, belief-system, language and last but not least their inalienable rights to life and to their land and to their natural heritage.

STOP THE SAN GENOCIDE

The San don't believe in internet-petitions and have themselves hardly the possibility to control such in their own interest, but
PLEASE send e-mails of solidarity directly to the San People (Bushmen) via   - together with you they will be stronger.

Get yourself one of the last copies of "Bush for the Bushman" via http:www.savethesan.org

and link up with ECOTERRA by email to africanode[AT]ecoterra.net and/or with fPcN via collective[AT]fpcn-global.org to join the phalanx of defenders.

THE LAST BUSHMEN ARE STILL STANDING STRONG AND WE STAND BESIDES THEM !

THE SAN MUST NOT DIE !
 

see also: www.khoisanpeoples.org
and www.forestpeoples.org

- to order copies of the book 'Bush for the Busmen' write to